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Et si l’école gratuite passait d’abord par un pacte national pour l’éducation

Haïti: J’ai été ce mercredi 7 septembre 2011 témoin et signataire d’un accord historique pour l’éducation engageant plus d’une centaine d’organisations de la société civile dominicaine, le secteur politique dominicain incluant les 10 candidats aux élections présidentielles de 2012 et diverses organisations internationales. Ce pacte intitulé « Compromiso Político y Social por la Educación » est l’aboutissement de deux années d’une longue campagne de la société civile dominicaine et d’institutions internationales oeuvrant dans l’éducation, conduite par une plateforme dénommée « Coalition pour une éducation digne ». T-shirt, casquettes, autocollants, affiches, forums, facebook, twitter, marches pacifiques d’enseignant, d’élèves et de parents, concerts d’artistes etc.. rien n’a manqué pour créer un momentum puissant en faveur de l’éducation obligeant les décideurs publics actuels et en devenir à respecter une loi sur l’éducation qui stipule, entre autres, que l’Etat doit investir annuellement au moins 4% du PIB dans l’éducation. Ce mouvement a pris une dimension particulière car toutes les universités du pays sont signataires de l’accord. En effet, ce chiffre de 4% sur fonds jaune est devenu en moins d’un an un emblème national aussi populaire que le drapeau de ce pays. Ce fameux 4% est donc devenu le chiffre le plus lu, le plus vu dans les medias « complices » voire carrément militants de cette demande de respect de ladite loi.

A terme, ce pacte prévoit un financement graduel pour que ce niveau soit comparable en 2030 à des pays comme le Costa Rica qui ont modifié leurs lois et constitution pour investir jusqu’à 8% de leur PIB dans l’éducation, y compris au niveau universitaire. Le pacte dominicain inclut des décisions touchant la réduction du gaspillage des fonds dans le secteur éducatif, la valorisation de la condition enseignante, la décentralisation éducative, un système d’information public sur l’atteinte des objectifs semestriellement etc..

Avec du recul, j’ai beaucoup d’amertume, car j’ai parallèlement participé aux  mêmes dates à une mobilisation pour la rédaction d’un plan pour l’éducation,  incluant des ateliers régionaux qui ont aussi abouti à un projet de pacte  national haïtien sur l’éducation. Ce travail a été l’oeuvre du Groupe de Travail
sur l’Education et la Formation (GTEF), institué par l’ex-président Préval pour  préparer un plan d’éducation sur les 25 prochaines années. Ce mouvement a  mobilisé de manière bénévole pratiquement tous les anciens ministres d’éducation  encore vivants, dont certains farouchement opposés à son régime, des  syndicalistes, des hommes et femmes d’affaires, des professionnels etc.. qui
l’ont porté à travers le pays, indépendamment de leur chapelle politique. Ce consensus qui peut encore se renforcer compte déjà plusieurs dizaines  d’organisations nationales et internationales, représentant ainsi un grand atout  pour le pays et surtout pour ce qu’on appelle aujourd’hui « le projet  d’éducation gratuite du président de la République ». Il serait grand temps que  les membres du GTEF sortent des tiroirs ce projet de pacte et le fasse renaitre  en le vulgarisant davantage, par tous les moyens, afin de l’enrichir et d’en  faire conjointement avec le nouveau gouvernement, le parlement, la société
civile, un projet national.

Pourquoi un pacte national pour l’éducation  ?

Il est évident que les politiques publiques réussies à travers le monde  sont celles qui ont su transcender les limites du « gouvernemental » pour être  porté par le « national » dans toutes ses composantes. En Haïti, compte tenu de  la forte implication du secteur non-public dans l’offre de biens sociaux (santé,
éducation, transport en commun etc..), il n’est point besoin de rappeler les  mérites de la bonne gouvernance pour se rendre à l’évidence que tout projet qui  n’ait pas un caractère « national » souffre d’un déficit de légitimité et  hypothèque grandement sa réussite.

Le projet d’«Éducation gratuite du  Président » démarrera réellement quand il cessera d’être le projet d’un
ministère, d’un gouvernement ou d’une présidence pour être un véritable projet  national, le projet et le rêve d’une génération qui va au delà des mandats des  élus. Face à tant de défis, il est important de dépasser « l’émotion de  l’inventeur » et les tentations de réduire des projets tant nobles à des succès
d’un groupe social, d’une chapelle politique, à un moment donné. Il nous faut  dépersonnaliser les succès, les échecs des politiques publiques qui d’ailleurs  sont financées aussi par les contribuables. Les responsables de communication du  gouvernement actuel n’ont pas intérêt à renforcer l’idée que l’éducation  gratuite est un projet présidentiel, mais feraient mieux de lui donner  l’envergure d’un mouvement national devant être porté par l’ensemble du pays et  initié d’ailleurs bien avant lui.

Renforçons, élargissons le mouvement  initial enclenché par le GTEF et signons finalement ce pacte qui peut au besoin  être actualisé. Ayons du même coup le courage de trouver un autre nom  rassembleur à ce projet au lieu du fameux «projet d’Éducation gratuite du  Président», pour que les 10 millions d’haïtiens fassent partie de la solution.

Seuls les succès collectifs ont un avenir dans des pays aussi instables et  fragiles comme Haïti.

Monsieur le Président, cela ne vous enlèvera pas le  mérite d’avoir été celui par qui le vrai départ national pour l’éducation  gratuite et surtout de qualité est arrivé. Des millions d’emplois nouveaux pour
des millions de jeunes en dépendent.

Tomado de:http://lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=96859&PubDate=2011-09-07#Suite

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Acerca de Coalición Educación Digna

La coalición por la educación digna es un esfuerzo de un conjunto de organizaciones y activistas que piden mediante acciones cívicas y pacificas, que se cumpla de una buena vez con la LEY GENERAL DE EDUCACION 66-97, la que establece que el 4% del PIB en el presupuesto nacional sea destinado en inversión a la educación. Con el arma de un paraguas y sombrillas amarillas (el cual usan para cubrirse del sol) en la mano que reza 4% para la educación, un conjunto de organizaciones y activistas iniciaron su cruzada de respeto a la ley, ha esta se han sumado un sin numero de ciudadanos de toda índole que se han vuelto en una avalancha ciudadana. Más Información: Educacióndignard@gmail.com

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